Aperçu Danny Stam sur 2022

Aperçu Danny Stam sur 2022

Le directeur sportif Danny Stam se penche sur la saison cycliste 2022, avec Anna van der Breggen à ses côtés dans la voiture suiveuse.

03/03/2022

La première course Worldtour est à nos portes avec Strade Bianche. Après le succès que représente la saison 2021, les attentes autour de Team SD Worx sont élevées. L’année passée, de nombreuses courses importantes ont été remportées. Raison pour laquelle Team SD Worx a clôturé la saison à la première place du classement UCI mondial. Cependant, l’hiver dernier, la grande championne Anna van der Breggen a décidé de troquer son vélo pour une place dans la voiture de l'équipe. Cela ne veut pas dire que Team SD Worx va ralentir. "Certainement pas. Nous sommes très forts dans tous les domaines. Cette saison, nous répondrons à nouveau présent", assure le directeur sportif Danny Stam.

Coureures liées Chantal Van Den Broek-Blaak Lotte Kopecky Demi Vollering Elena Cecchini Niamh Fisher-Black Christine Majerus Ashleigh Moolman Marlen Reusser Anna Shackley Lonneke Uneken Roxane Fournier Blanka Vas Amy Pieters

2021 a été une année exceptionnelle. Omloop Het Nieuwsblad, Strade Bianche, Flèche Wallonne, Liège-Bastogne-Liège et 3 places du podium du Giro, … La liste est encore longue. Cela peut-il être égalé ?
Danny Stam : "C'est difficile à dire. Chaque année, nous nous disons : "la saison dernière était si spéciale, nous ne pourrons pas l'égaler". Pourtant, nous réussissons presque toujours. Bien sûr, Anna va nous manquer en tant que coureuse. Le challenge sera donc plus corsé."

Comment l'équipe va-t-elle faire face à la perte d'Anna van der Breggen ? 
"Personne n'est irremplaçable, mais sa présence sur un vélo ne sera pas facile à compenser. Anna est une personne très spéciale. Si elle avait des envies de victoire, elle passait rarement à coté de sa course. C'est ce qui va nous manquer. Néanmoins, nous restons très forts dans tous les domaines. Avec Demi Vollering, Marlen Reusser et Lotte Kopecky, entre autres, vous pouvez approcher n’importe quelle course avec l’intention de la gagner. Evidemment, sur certaines épreuves spécifiques où l'on pouvait exceller avec Anna, nous devons maintenant proposer une approche différente."

Demi Vollering sera-t-elle mise en avant lors de ces courses ?
"Demi a prouvé qu'elle pouvait parfaitement gérer ces courses, mais n’est pas Anna van der Breggen qui veut. On ne rencontre pas une telle championne si souvent. Leontien, Marianne Vos, Annemiek van Vleuten, Anna van der Breggen sont d'un autre calibre. Espérons que nous aurons "la Demi Vollering". Vous ne pouvez pas gommer cette différence de niveau en une saison. Nous ne pouvons pas non plus attendre cela de Demi. Laissons-la grandir et évoluer tranquillement."

Elle sera malgré tout regardée avec plus d'insistance cette saison. Pensez-vous qu'elle sera capable de supporter la pression ?
"Je le pense, oui. Le Women's Tour est un bon exemple. Anna ne roulait pas là, toute la pression était sur Demi et avec l'aide de nos autres coureuses, elle a cloturé l’épreuve avec brio. Je ne m'attends donc pas à ce que cette pression soit un problème."

Qu'attendez-vous des nouveaux venus Lars Boom et Anna van der Breggen dans le staff ? Que peuvent-ils apprendre aux coureurs ?
"C'est bien qu'il y ait un vent de fraicheur qui souffle dans le personnel. Anna est la personne idéale pour se mettre entre Lars et moi. Grâce à sa propre expérience, elle peut montrer à nos coureuses comment devenir des sportives de haut niveau et engranger les succès. Anna peut ajouter des éléments supplémentaires qui nous échappent. En tant qu'homme, nous prenons parfois certaines choses pour acquises. Lars peut, de son côté, nous apporter énormément au niveau des tactiques. Avec ce trio, nous couvrons un panel assez large des besoins tactiques et techniques. Cela ne fera que pousser l'équipe à un niveau supérieur."
 

Qui sera la surprise de cette année ? 
"Marlen Reusser. Je pense que ses nombreuses capacités pourront s'épanouir avec nous dans l'équipe. Il en va de même pour Lotte Kopecky. Il est agréable d'avoir une équipe autour de soi qui est forte sur de nombreux aspects. C'est libérateur et c'est plus facile de courir comme ça. Avec nous, vous pouvez gagner une course même avec de mauvaises jambes.

Comment cela ?
"Nous avons toujours plusieurs fers de lance. Si vous êtes le seul coureur de tête, vous ne pouvez pas vous cacher. Toutes les caméras et les regards sont sur vous. Avec nous, il y a tellement de coureuses de haut niveau qu’il est possible pour l’une d’entre elles de rester dans l'ombre et faire la différence avec une attaque bien placée. Le reste de l'équipe se met alors à votre service, et peut s’arrêter de roule si nécessaire."

L'équilibre entre la jeunesse et l'expérience est bon. Nous avons quelques talents prêts.

Est-ce la force de l'équipe SD Worx ?
"Bien sûr que ça l'est. C'est plus facile d’affronter une course quand vous avez à vos côtés des coureuses comme Chantal Blaak, Demi Vollering ou Marlen Reusser, plutôt que des coureuses qui sont déjà heureuses d'être dans l'échappée. Vous êtes simplement mieux préparées pour la victoire finale. Et la largeur de notre effectif permet cela sur de nombreuses courses."

Quel est l'équilibre entre l'expérience et la jeunesse ?
"Il est plutôt sein. Nous avons certainement quelques futurs talents prêts. C'est également nécessaire. Parce que les Anna van der Breggen et Chantal Blaak de ce monde finiront par arrêter de courir. Nous créons en permanence un environnement sain et nécessaire pour se développer au sein de l’équipe. Nous sommes toujours à la recherche de l'équilibre idéal entre l'expérience et la jeunesse. C'est pourquoi je suis heureux que Chantal Blaak continue à courir pendant un certain temps. De cette façon, nous gardons assez d'expérience dans l’équipe. Avec l’absence d’Amy Pieters, nous avons perdu une coureuse expérimentée qui était très dominante dans toutes les courses auxquelles elle participait.

Si vous ne pouviez choisir qu'une seule course à gagner cette saison, laquelle choisiriez-vous ?
Juste une ? (rires) Eh bien, le Tour de France. C'est une nouvelle course de haut niveau, vous entrez dans l'histoire si vous êtes la première à la gagner."

Que signifie l'arrivée du Tour de France pour le cyclisme féminin ?
"Tout d'abord, je trouve étrange que le Tour ne revienne que maintenant. Ça aurait dû arriver plus tôt. Il offre à nouveau une dimension supplémentaire pour le cyclisme féminin. La critique selon laquelle il ne dure qu'une semaine n'est pas un problème, selon moi. La qualité de l’épreuve doit être au rendez-vous, peu importe sa durée. Il vaut mieux un petit tour super attractif qu'un spectacle ennuyeux de deux semaines.

La course dominante est dans notre ADN. Nous voulons garder notre position comme numéro une dans la course féminin

Danny Stam

L'année dernière, l'équipe SD Worx a remporté l'Omloop Het Nieuwsblad et la Strade Bianche. Le week-end dernier, Vollering a terminé deuxième de l'Omloop, qu'attendez-vous pour Strade ?

"La performance à l'Omloop Het Nieuwsblad donne confiance. Si vous n'êtes pas performant lors de la première course, vous êtes derrière pour un long moment. Je voulais commencer à un niveau où les autres pensent : "Wow, vous y voilà encore". Ça a marché. Dans le Strade, nous chercherons la victoire. La course dominante est dans notre ADN. Parce que cette position de numéro un, elle doit rester la nôtre."

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